Switch in Music!

Switch in music.
C’est avec mon sang que j’écris cette préface.
Depuis trop longtemps, je trace et retrace.
En surface, j’espace les traces.
Pourtant je reste efficace.
Ma cuirasse est tenace.
Il est vrai que depuis des années, je la cadenasse.
J’ai été jugé par Pontumace.
Malgré tout avec audace, je masse et j’embrasse.
Je me surpasse et je ne perds pas la face.
Sans artifice, je vis sans complexe mes vices.
Je sème de-ci de-là mes indices.
Avec malice, je dispense mes maléfices.
Maléfices qui ne sont parfois que des esquisses.
Raz de marée propice aux prémisses.
Je cherche LE complice à l’âme créatrice.
Celui qui fera de moi une traductrice.
Je ne suis qu’une médiatrice.
Mais je sais être dévastatrice.
Mes rêves sont tenaces.
Ça m’agace.
Alors sur leurs corps abandonnés, je trace.
De leurs présences, ils ne font qu’effleurer ma surface.
Y en a-t-il un qui osera me faire face ?
Y en a-t-il un qui percera ma cuirasse ?
En tout cas, je continue d’effacer les traces.
Ils rodent les rapaces.
Fugaces traces qui se fondent dans la masse.
Les vertus des vices se savourent avec délices.
L’espace d’un instant elles me font oublier mes cicatrices.
J’esquisse une nouvelle génératrice.
Hadès me met en puissance libératrice.
Invisible complice de mes pensées dominatrices.
Je sais qu’elles peuvent être dévastatrices.
Mais elles ne seront pas castratrices.
Elles sont justes vectrice de délices.
Provocatrice je suis, je resterai séductrice.
Postface d’une préface.
Mes souvenirs sont toujours vivaces.
Certains que j’aimerai effacer sont des plus tenaces.
Alors je plonge mes mains dans ma tignasse.
Je lace ma carapace.
Et par un passe-passe, je disparais dans une impasse.
Je suis la glace qui couve sous un feu pur race.
Je regagne mes espaces.
Les vices devraient avoir leur place.
Switch in music !
Nov(2007)