Les nuits fauves.
Les nuits fauves.
De Cyril Collard.
« J’ai devant les yeux une balustrade en fer forgé peinte en vert. Je vois les quais à travers les volutes du métal. Il fait beau comme jamais. Je suis vivant, le monde n’est pas seulement un chose posé là, extérieur à moi-même. J’y participe. Il m’est offert. Je vais probablement mourir du Sida, mais ce n’est plus ma vie. Je suis la vie. »
C’est l’histoire d’un trentenaire qui a brûlé la chandelle par les deux bouts. Sexe, drogue, violence. Il a vécu vite, trop vite. C’est un homme qui aime les hommes, et un homme qui aime aussi les femmes. Il tombe sous le charme de Laura 17ans. Amour fou, amour voué à l’échec. Il se sait condamner par la maladie mais ne peut s’empêcher de « s’envoyer en l’air » avec tout se qui bouge.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas repensé à ce film/ livre. Pourtant j’ai adoré ce film/ bouquin lors de sa sortie. Je fais partie (enfin nous faisons partie) de la génération Sida. Cyril Collard fait partie des Mecs, que j’ai appréciés de suite.
J’ai été séduite par sa façon d’écrire et de dire les choses tel quel, sans faux-semblant.
Il parle de sa vie avec un tel « simplissime » que c’est beau. Il a côtoyé tout un monde qui l’ont conduit jusqu'à une mort certaine. Il se savait mort en sursit( suris à l’époque car on en était au début de la maladie, on ne savait quasi rien) pourtant il a continuer à vivre à 600 à l’heure. Oh ! bien sur au péril des autres mais bon il faut avouer qu’a cette époque on savait bien peu de chose sur ce fléau qu’est le Sida.
Beaucoup de scènes su livre (et du film) me sont revenu en mémoire. Relire « Les nuits fauves » m’a ramené il y a quelques années en arrière, lors de mes propres nuits fauves.
Certes mes nuits fauves étaient à un autre degré de décadences que les siennes. N’étant ni adepte des drogues ni de la violence.
Mais c’était l’époque ou j’enchaînais les mecs pour oublier l’angoisse et mes dérives. Tout au fond de moi( même si j’en avais oublié les mots) était inscrit le passage que j’avais souligné dans le livre à l’époque.
« Je suis vivant, le monde n’est pas seulement un chose posé là, extérieur à moi-même. J’y participe. Il m’est offert. Je vais probablement mourir du Sida, mais ce n’est plus ma vie. Je suis la vie. »
Cette phrase m’est revenu en pleine gueule (si je puis m’exprimer ainsi) tel un boomerang. J’ai toujours et encore plus maintenant, trouvé cette phrase magnifique.
On s’est tous qu’un jour où l’autre nous ne seront plus, mais tant que nous sommes là, il faut faire en sorte de vivre pleinement !
L’histoire de Jean et Laura est bien plus commune que l’on peut penser. C’est peut-être vous derrière vos écrans. Histoire de je t’aime moi n’ont plus. Amour et haine mêlés. Histoire d’une violence verbale ou physique. Et puis il y a Jean et les mecs. Histoire de soumission, d’humiliation comme pour se purifier des souillures de la vie.
Il y a une scène en particulier dans le film qui m’avais marqué à l’époque et qui m’est revenu en mémoire en discutant avec un ami. C’est la scène ou Samy(mec de Jean) qui se retrouve dans un appart de bourg’ pour une séance SM. Pourquoi donc cette scène ?
Peut-être parce que c’est tout ce qui me fait froid dans le dos et que je ne comprends pas ?!
Dans le sens ou c’est très loin de ma conception de la sexualité.
Même si j’ai découvert un coté quelque peu particulier de ma personnalité ces temps derniers, il y a des pratiques sexuelles qui ne sont pas les miennes.
Il y en a d’autre par contre qui suscite mon intérêt et qui peu à peu se mettent en place.
Mais bon je m’éloigne un peu de mon sujet et qui peut être plutard donneront lieu à un écrite de ma part.
Les Nuits fauves restent pour moi une référence. C’est une partie de ma vie qui fait que je suis ce que je suis à l’heure actuelle. Même si j’avais occulté Les nuits fauves, j’en revivais certains aspects dans ma propre vie.
Pourquoi y re-songer maintenant ?
Sûrement le fait que 2007 fut une année particulièrement houleuse pour moi, avec une 6mois sur le fil du rasoir. 6 mois ou ma vie était une parenthèse. 6 mois de remise en question, de haut mais surtout de bas. Et puis toute une remise en question de ce qui a fait ma vie jusqu’ici.
Car faut avouer qu’a certaine période de mon existence j’ai flirté avec le fil du rasoir. Gros flip et grosse frayeur.
Comme Cyril à la fin de sa vie a du le faire.
Maintenant je sais qui je suis même si encore parfois j’ai des questions sans réponses. Cependant j’assume ce que je suis et ce que je vis. Par contre une chose est sur je ne jouerais plus avec ma vie comme je l’ai fais auparavant. Je me protége de tout et surtout de ce maudit virus qu’est le SIDA.
Le fait est qu’au début il y a eut un battage médiatique autour de la maladie et que maintenant mise à part rare moment de l’année on en parle !
Comme si pour les autorités nous ne faisions l’amours que durant l’été et le mois de décembre.
Seulement voilà on fait l’amour quand bon nous semble avec qui bon nous semble… Mais il vaut mieux sortir couvert afin d’éviter tout risque de transmettre ou d’avoir ce Putain de virus !!!