Un de ces matins...
C’est un de ces matins ou l’on a envie de rien.
Un de ces matins ou l’on préférerait ne pas sortir.
Oui c’est cela, aujourd’hui, j’ai pas envie de rire.
Et encore moins en regardant dehors, il fait un temps de chien.
Je me suis levé avec cette envie de rester au lit.
Je me suis réveillé avec une impression bizarre.
Je me suis préparer comme un automate les yeux hagards.
En sortant tout était gris.
Les minutes s’égrènent, je ne peux faire semblant.
Non, cela n’est pas dans mon tempérament.
Aujourd’hui pas envie de sourire.
Franchement, je vous jure faudrait pas grandir.
Les années me rattrapent plus vite que je le voudrais.
Par cette chape de plomb, je me sens écrasée.
Peut-être que certaines déceptions sont plus difficiles à digérer ?
Je suis une damnée.
C’est un de ces matins ou l’on cherche un je ne sais quoi.
Un de ces matins ou la morosité est reine.
On se demande si se lever en vaut la peine.
J’aimerai envoyer valdinguer mes émois.
Je me suis levée ce matin avec ce nœud aux creux des reins.
Souvenir de nuits avec certains de mes amants.
Leurs visages s’estompent au fil du temps.
La solitude seule est fidèle, c’est là mon dessein.
Les jours s’égrènent, je me replie sur moi-même.
Le ciel quant à lui devient de plus en plus blême.
Je me traîne et deviens « une » zombie.
Régulièrement le spleen assombrit ma vie.
Les années me rattrapent plus vite que je ne l’aimerai.
Les soucis s’amoncèlent et me gangrènent.
Je perds confiance en cet homme qui disait m’aimer.
Par Lucifer, que le Diable me prenne !
C’est un de ces matins ou l’on se cache.
Un de ces matins ou automatiquement l’on fait nos taches.
On ne pense qu’à une chose regagner nos pénates.
Attention vous autre le temps se gâte.
Je me suis levé ce matin, avec la rage au bord des lèvres.
Une furieuse envie d’être en grève
Pas envie d’être aimable.
Encore moins d’être une de ces âmes charitables.
Avec les années, mon cœur devient pierre.
Avec les années, mon corps devient fier.
Je déambule, serai-je au crépuscule ?
En tout cas je ne veux plus de préambule.
Je suis entrain de devenir Amazone.
Une de ces femmes qui chassent les hommes de leurs ozones.
Ambiguïté d’une femme pudiquement impudique.
Asphyxié de voir tout se fichu cirque.
C’est un de ces matins ou l’on voudrait être surpris.
Un de ces matins ou l’on regarde les autres sans les voir.
C’est une de ces journées ou avec impatience on attend le soir.
On est là-bas alors que l’on voudrait être juste ici.
C’est une de ces journées ou l’on rêve d’oublie.
Une de ces journées ou le quotidien normalement si rassurant devient pesant.
Dans mes souvenirs d’enfance je m’enfuis.
Je tourne en rond cela en devient lassant !
Je cherche une sortie à mon impasse.
Car chaque jour en moi les connections se cassent.
Dois-je ou non avec lui rompre ce lien devenu ténue ?
En finir avec ce simulacre d’histoire qui n’existe plus ?
De la lumière je retourne dans l’ombre.
C’est un de ces matins qui me conduit à rien.
Oui aujourd’hui j’ai pas envie de faire comme si de rien.
Au-dessus de ma tête il n’y a que des nuages sombres.
C’est une de ces journées ou avec impatience on attend demain.
Car qui sait peut-être retrouverai-je mon entrain.
Peut-être n’ai-je pas fait assez de sacrifice ?
Peut-être n’ai-je pas été assez au supplice ?
C’est un de ces matins ou le soleil ne brille point.
Plongée dans un de ces fameux souterrains.
A la recherche de précieuses pierres pour retrouver mon chemin.
Dans ces jours la sortie me semble bien loin.
Je vais arrêter de chercher la sortie du tunnel.
Pour me glisser dans se qui me rassure.
Je sais que ce n’est pourtant pas de bon augure.
Qu’importe ! J’ai besoin de l’ivresse de mon hydromel.